Avant le début du passage en migration post-nuptiale du Phragmite aquatique, faisons un petit rattrapage de lecture… 😊

Hauts-de-France

Après leur premier travail sur l’évaluation de la disponibilité et du régime alimentaire du Phragmite aquatique à la Ferme de Zuibrouck en 2024, le travail a continué avec EDEN 62 et le CEN Hauts-de-France sur le site de Guines. Sacha Franks, étudiant de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour a trié et identifié les individus capturés par différents types de pièges, placés précédemment sur le site pendant deux ans, dans différents habitats. L’objectif était la comparaison des méthodes de capture entomologiques et la comparaison du site de Guines avec d’autres sites en France. Vous pouvez consulter le rapport ici.

En 2025, le CEN Hauts-de-France, animateur de la déclinaison régionale du PNA en faveur du Phragmite aquatique a également réalisé une analyse de la capacité d’accueil de la baie de Somme et de la baie de Canche pour le Phragmite aquatique, en partenariat avec le PNM EPMO. Ce travail se base sur l’analyse des végétations du site, en fonction des connaissances déjà acquises sur l’écologie de l’espèce. L’objectif était d’identifier les secteurs les plus favorables à l’espèce sur ces deux estuaires et d’identifier les pistes d’action pour améliorer son accueil. Rapport en lecture ici

Ce travail a été réalisé dans la continuité de celui de Léo-Paul Godderis sur les estuaires de la Slack et de l’Authie. Cet étudiant en stage au Parc Naturel Marin estuaires picards et mer d’Opale, encadré par Lucie Rousseaux du CEN Hauts-de-France, a fait son stage en 2024. Le rapport est toujours consultable ici.

A la suite de cette étude, une plaquette présentant les milieux favorables au Phragmite aquatique sur les estuaires des Hauts de France, en migration post-nuptiale, et les espèces liées a été réalisée par le CEN Hauts-de-France pour le Parc Naturel Marin des estuaires picards et mer d’Opale. Vous pouvez consulter le document ici.

 

En méditerranée

Comme nous vous en avions déjà fait un retour en mars 2026 (Et en migration pré-nuptiale ? Les premiers tests de 2025, dans le cadre du PNA), avec le PNA II, nous abordons plus en profondeur la question de l’utilisation des sites en France pour la migration pré-nuptiale. Après les sessions de terrain d’avril 2025 dont nous vous avions parlé, Mathurin Aubry du GOR 66 a rédigé un rapport de cette première étude, disponible ici.

Après ce premier test, qui a donné des résultats très intéressants, l’expérimentation s’est poursuivie en 2026. Quatre sites ont étudié la migration pré-nuptiale du Phragmite aquatique en période pré-nuptiale : le complexe lagunaire de Canet en Roussillon pour la deuxième année consécutive, camp de baguage tenu par le GOR 66 et la Fédération Départementale des chasseurs des Pyrénées-Orientales ; Canavérier en Camargue gardoise, site du conservtoire du littoral, station de baguage tenue par le COGard (Centre Ornithologique du Gard) ; le triangle de Pèbre en Camargue, station tenue par la Tour du Valat ; et une unité à la réserve naturelle de l’étang de Biguglia, camp de baguage tenu par les gestionnaires de la réserve. 

Vous pouvez retrouver la localisation des différentes stations sur la page dédiée au suivi de la migration

Sur cette même page, comme à chaque passage du Phragmite aquatique en migration, vous pouvez « voir » le passage sur les différentes stations de baguage, grâce à la participation volontaire et bénévole des bagueurs. Grâce au LIFE AWOM, depuis 2025, les bagueurs espagnols nous partagent également leurs informations de terrain !